• Valérie Gillet

Un·e (vrai·e) linguiste : pour quoi faire ?

Mis à jour : mai 12

Comment proposer des outils de communication de qualité linguistique acceptable avec un budget rikiki, sans refondre totalement votre contenu original et traduit ?



Hier, lors de l’une de mes habituelles insomnies existentielles, j’ai espionné… euh visité en scred… euh consulté par pure curiosité le site internet d’un « ami » (Non, pas Ryan Gosling. Ryan, c'était juste pour attirer votre attention et parce que j'en parle plus loin.).


De toute évidence, c’est mon « ami » lui-même (Guys, please, don't ask.) qui a rédigé et traduit son site. Proposé en deux langues, il contient toutes les informations nécessaires à la promotion de son activité. Pour un œil moins averti que le mien, il serait même plutôt agréable à la lecture.


Où est le problème ?


Tout dépend de la crédibilité que vous désirez obtenir auprès de votre public. S’il s’agit de faire de l'approximatif, le site de mon « ami » (Vous insistez un peu trop lourdement, là.) fait le taf. Mais c’est comme quand je décide de repeindre mon salon : ça passe la barre si on n'y regarde pas de trop près.


La traduction anglaise du site de mon « ami » (Je serai une tombe !) n’est dans l’ensemble pas incorrecte, mais pas vraiment correcte non plus. Elle est calquée sur un original français déjà plutôt plat et nullement exempt d’erreurs. Elle « sent la traduction » à plein nez.


Je ne lui jette pas la pierre. J'ai fait exactement pareil.


J'ai créé mon propre site internet de mes blanches mains, à l’aide d’une plateforme de web design gratuite. Je n’en suis pas particulièrement fière, mais au moment d’investir dans un site internet pour attirer de nouveaux clients, j’ai dû me retrousser les manches par manque de budget.


Revenons à mon « ami » : qu’aurait-il dû faire ?


Idéalement, faire rédiger le contenu français de son site par un·e copywriter professionnel·le (moi, par exemple) et le faire traduire par un traducteur ou une traductrice anglophone. Comme moi-même j’aurais dû faire appel à un·e web designer pour créer mon site et obtenir un résultat unique et léché.


Ça, c’est la Monica Bellucci des solutions, le résultat Brad Pitt dans « Legends of the Fall ». Le site internet « Six-pack de Ryan Gosling » (voir teasing ci-dessus).


Ceci étant dit, mon « ami » (Ok, nous avons joué au curling ensemble à quelques reprises, car nous affectionnons le frottement de la brosse sur la glace.) était probablement dans la même situation que moi : beaucoup de motivation et de bonne volonté, mais un budget avoisinant le salaire moyen au Burundi. Il a fait ce que font tous les indépendants débrouillards : il s’est dit que rédiger un site internet, c’était l’affaire de quelques heures et que s’il parlait couramment la langue de Shakespeare, il était capable de traduire sans trop s’emmêler les pinceaux.


Il avait à la fois parfaitement raison et profondément tort.


Parfaitement raison, car il est le mieux placé pour parler de son activité et expliquer ce qu’elle apporte à ses clients. Tant qu’à faire, autant obtenir les informations à la source.


Profondément tort, car écrire ne s’improvise pas. Et traduire encore moins.


Alors, aurait-il dû casser sa tirelire et faire rédiger et traduire la Rolls-Royce des sites internet ?


Pas forcément.


Lorsque l’on a les moyens ni d’embaucher un·e copywriter, ni de faire traduire son texte original, il est tout à fait envisageable de couper la poire en deux.


Si vous ne maîtrisez pas trop mal votre sujet et vos langues, pourquoi ne pas simplement faire relire votre contenu par un·e linguiste professionnel·le ?


Pour quelques heures de travail et quelques centaines d’euros tout au plus, vous voilà avec un site internet de qualité professionnelle acceptable.


Il n’est jamais trop tard pour astiquer et faire reluire vos outils de communication existants.


Même pour mon « ami » nullement sosie de Ryan Gosling mais grand amateur de « curling »… 😉


Tip of the Tongue peut vous y aider.

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