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  • Photo du rédacteurValérie Gillet

Moments charnières #1 : le deuil




Il y a une dizaine d'années, ma maman est décédée des suites d'un cancer foudroyant.


À vrai dire, son décès n'a pas été une surprise. Ma maman avait des mauvaises habitudes qui ont raccourci son existence.


Perdre sa mère après 3 mois de traitement d'une agressivité brutale, au terme de quelques années de problèmes de santé et d'alertes à répétition, c'est un peu comme arriver au bout d'un marathon de l'enfer : d'un côté, le deuil nous dévaste et de l'autre un certain soulagement nous submerge.


Au niveau professionnel, il n'est pas toujours facile de gérer un tel deuil, en particulier en tant que freelance. Cela peut paraître très trivial comme remarque, mais comment naviguer cette période trouble? Prendre un congé? Continuer à travailler? Demander des délais auprès de ses client(e)s? Les informer de la situation ou ne rien dire et gérer vaille que vaille pour ne pas les perdre?


Avec le recul, je n'ai pas forcément mal géré la situation : calme, posée, réfléchie, empathique, solide. J'ai pris le temps qu'il fallait pour organiser les funérailles. J'ai demandé des délais à mes client(e)s, suffisamment longs pour ne pas me retrouver en difficulté pour mes livraisons de traductions, mais pas trop pour ne pas qu'ielles aillent voir ailleurs.


Cependant, je me rends compte que ma capacité à garder le cap dans ce type de moments a éclipsé la nécessaire période de deuil qui suit la perte d'un(e) proche. Le fait de s'attendre à cette disparition permet de l'anticiper et de ne pas la subir de plein fouet.


En revanche, je dois avouer que 10 ans plus tard, du haut de ma sagesse de quadra durement acquise, j'aurais mieux fait de me faire accompagner durant cette période. Toute à mon souci d'alléger le fardeau de mes proches et de ne pas couler mon activité de solopreneuse, je me suis un peu oubliée et le contre-coup est arrivé à retardement.


Une grosse année plus tard, j'ai frôlé le burn-out et me suis enfin faite accompagner.


Ce que je tire de cette expérience? Les moments charnières tels que les deuils, les divorces, les naissances, les déménagements, les changements d'orientation professionnelle, etc., sont des périodes délicates lors desquelles nous pouvons certes nous révéler, mais également nous placer dans le déni de faiblesses et de blessures auxquelles il nous faudra tôt ou tard faire face.


L'accompagnement par une personne extérieure, objective et détachée (tout en restant dans l'empathie), permet de mieux traverser ces épreuves.


Car comme la santé physique, la santé mentale est avant tout tributaire d'une bonne prévention.


Dans mon activité de coache, je vous accompagne humblement dans ces moments charnières afin de les négocier avec résilience, patience et surtout bienveillance.


Mieux vaut prévenir que guérir.

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