• Valérie Gillet

Le client est roi (mais...)

Dernière mise à jour : 13 sept. 2021


Salut les collègues,


L’été a été industrieux chez Tip of the Tongue. Rarement période estivale (et année) aura été aussi remplie, tant dans l'éclectisme des projets que dans la multiplicité des sources. Et qui dit clientèle plus nombreuse, dit diversité des sujets, plateformes de traduction, consignes, attentes et injonctions.


Il arrive un moment où tant de procédures et exigences peuvent devenir pesantes pour le ou la mercenaire qui intervient dans plusieurs projets. On a l’impression de sans cesse devoir remettre son ouvrage. En particulier lorsqu’on travaille pour un·e intermédiaire d’un·e client·e final·e, on doit généralement se plier à des règles qui ne nous agréent pas toujours et accepter sans ciller la critique sur notre travail.


Cela peut être source de frustrations et de doutes sur nos compétences. Non pas que nous soyons infaillibles, mais il est compliqué de faire valoir notre point-de-vue de linguiste tant notre position est précaire sur le marché.


Si le client est roi, il n’a pas toujours forcément raison. Nous non plus, mais le fourvoiement n’est pas l’apanage des sous-traitant·e·s. Là où nous sommes parfois débordé·e·s et inattentif·ve·s, les remarques des client·e·s sont fréquemment motivées par des idées toutes faites sur le résultat à obtenir, la manière d'y parvenir et le coût.


Cette série « Le client est roi (mais...) » est un élan cathartique d’évacuation de nos frustrations d’indépendant·e·s malmené·e·s. Il est intéressant d’ouvrir la discussion, et de se rassurer au passage, sur des pierres d’achoppement souvent tues par les freelances (qui craignent à juste titre d’être ostracisé·e·s et de perdre des sources de revenus).

Les premiers volets seront consacrés à un vaste débat : la révision.


Nous vous en souhaitons bonne lecture.

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