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  • Valérie Gillet

Faire le grand saut # 2



Dans mon post précédent consacré à ma reconversion post-partum, j'ai abordé la problématique du retour au travail de la jeune maman à peine sortie de son accouchement.


Totalement prise de court par mes nouvelles responsabiiltés maternelles et désorientée par la constatation qu'il allait probablement me falloir les assumer en grande partie seule, j'ai d'abord paré au plus pressé.


En effet, un congé de maternité d'employée en 2007, c'était 12 semaines et basta. 12 semaines, c'est à peine le temps de se remettre d'un accouchement (assez hardcore dans mon cas). C'est à peine le temps d'apprendre à s'occuper d'un nourrisson, de réorganiser son quotidien et sa vie de famille et de femme, de trouver ses marques.


J'ai donc décidé de prolonger mon congé de maternité par un congé parental de 4 mois. D'une part, cela m'a permis tant bien que mal de réapprendre à garder la tête hors de l'eau dans un quotidien familial et conjugal pas follichon. D'autre part, cela m'a donné le temps de réfléchir à une stratégie pour ma future carrière.


J'avais un contrat à durée indéterminée au sein une entreprise stable. Je travaillais dans un secteur où j'étais à ma place et où mon diplôme était opportunément utilisé. En revanche, j'étais payée des clopinettes, je travaillais bien plus que les 7,6h par jour légalement requises et j'étais plus ou moins taillable et corvéable à merci par une hiérarchie qui m'entrevoyait comme la jeune blondinette à forte poitrine, pleine de promesses et plutôt maligne certes, mais 15 ans plus jeune que tout le monde au sein de son département... et que la plupart de mes équipes de production et mes clients à la Commission européenne.


Bref, je n'étais prise au sérieux ni à la maison, ni au travail.


Et je commençais à en avoir plein le dos, d'un côté comme de l'autre.


Ce congé parental m'a permis de poser sur ma vie privée et professionnelle un oeil lucide. Il m'a également aidée à jeter les fondations de ce qui allait devenir (même si je l'ignorais à l'époque) ma future organisation de mompreneuse et maman solo.


Au lieu de retourner au charbon mon épisiotomie à peine cicatrisée, j'ai pris le temps de me poser avec mon bébé, mes doutes et mes incertitudes et de tout laisser mariner le temps de replacer mes pions pour la suite de la partie.


Cela n'a pas été simple à gérer ni à vivre. Cela a ouvert la porte à une dépression post-partum dont j'ai eu beaucoup de mal à me remettre. Cela a également révélé les failles profondes comme des gouffres de ma relation avec mon futur ex mari.


Mais ça a été un mal nécessaire, qui a rapidement débouché sur une décision majeure de ma carrière professionnelle et parentale : celle de passer du côté obscur de la Force.


Devenir indépendante.


Comment je m'y suis prise?


Je vous l'expliquerai au prochain épisode...

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